Il n’est pas facile d’enseigner la danse au Liban. Il n’y-a pas de conservatoire dans ce pays.
Il est difficile aux apprentis d’avoir des perspectives professionnelles tant que l’infrastructure
N’y est pas et que le gouvernement n’offre aucun soutien d’aucune sorte.
J’ai longtemps réfléchi à la question suivante :
Quelles sont les attentes des parents et des élèves quand ils viennent chez moi s’inscrire?
D’habitude, ils veulent au départ un enseignant sérieux et compétant.
Mais très vite se pose le problème des études du soir et d’autres activités dont l’horaire entre en conflit avec le nombre d’heures exigé afin d’évoluer dans la technique et d’approfondir l’art de la danse.
En réalité beaucoup d’élèves recherchent l’amusement et l’occasion de se retrouver entre copines quand elles viennent à mon studio.
Elles assouvissent aussi un phantasme, celui de devenir aussi attrayantes que les danseurs qui figurent dans les clips vidéo.
Nous sommes bien dans l’ère de la séduction.
C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de donner leur donner le choix :
Soit ils optent pour le ballet classique, alors un minimum de deux cours la semaine est requis.
Soit ils optent pour une solution plus soft, comme le jazz, le hip hop ou même des cours de classique qui n’exigent pas leur présence deux fois la semaine.
Dans ce dernier cas j’insisterai moins sur le travail à la barre qui demande un approfondissement dans l’exécution en vue d’obtenir une ligne classique dans toute sa pureté.
Dans les cours de jazz et de hip hop plus de temps est consacré aux enchainements chorégraphiques, bien qu’un temps minimum d’échauffement soit exigé.
En général nous faisons tout notre possible dans notre enseignement pour guider les élèves vers un niveau qui corresponde aux standards internationaux.
Ils pourront ainsi s’ils le désirent, voyager et continuer leur formation à l’étranger sans problème. |