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Une démarche pour sortir du temps;
Une reflexion sur l’existant;
Une plongée dans le temps et l’espace;
Une mise en rapport entre notre propre corps
et celui d’autrui.
Le texte s’articule sur des dualités:
naissance et mort, agapé et eros, energie et
inertie, lourdeur et légèreté, bien et mal.
Mais la danse vient jeter des ponts entre
ces états extrêmes, puisque le mouvement est
par essence fluctuation qui conjoint. Elle
est integration de toutes les énergies.
L’inquiétude qui se dégage de façon diffuse
est motivée en partie par la conscience du
temps qui passe, et la paix qui se profile
en conclusion du texte pourrait être perçue
comme l’acceptation heureuse de toute fin
dans la conscience de la plénitude de l’être.
La technique de la danse est contemporaine.
Expressive sans être expressionniste, elle
évite le tragique,les images choc,la
provocation,dans un minimalisme pudique,
plus proche d’un état poétique que d’un
défoulement.
Les détails scéniques vont essayer de
renforcer les images créées par le mouvement.
La danse est ici acte poétique, expression
de l’âme, transposition de l’imaginaire. Un
peu à contre-courant, elle essaie de se
tenir à l’essentiel dans la necessité du
mouvement. Elle irradie vers l’exterieur,
créant des ondes processives, jusqu’au
reflux qui la ramènera à la poussée
d’énergie initiale.
Bien que danse à thème, elle n’est jamais
descriptive et garde toute sa fantaisie et
son élan, en indépendance du texte.
Comme toute danse, elle va à la rencontre
des pulsions du spectateur, en ayant recours
à des images primordiales |